
André Denisot, membre de notre belle association, a organisé la 4EME NUIT DES LIONS les 9 et 10 janvier derniers.
Deux équipages du TAR ont porté haut et fort les couleurs du TEAM TARégul, Alain Hebert/Nicolas Brérot sur la MGB GT 1971, et Didier Simon/Jean-Marie Bierling sur ALFA ROMEO SPIDER VELOCE 1976.
42 inscrits sur le papier, 32 partants, certains véhicules auront eu la peau de leur maitre! Un mauvais point tout de même aux quelques uns qui se sont désistés propablement à cause de la neige ! Eh oui Messieurs les ''pilotes'' il s'agit d'un rallye d'hiver !
Voilà un petit compte rendu de quelques TARés comme si vous y étiez !
Objectif Vidéo !
par Alain Dupouy
Aller aux Andelys pour encourager les 2 équipages du TAR engagés à la Nuit des Lions, c'est ma motivation première pour ce samedi 9 janvier !
D'autres membres du club sont également de la partie, en ce qui me concerne, j'ai prévu de rapporter en souvenir quelques images vidéo de l'évènement.
Repérage rapide du lieu de départ. Sur le parking des concurrents, le froid glace le public peu nombreux pour voir nos jeunes et nos moins jeunes avec bonnets et casquettes vissés sur la tête, s'activant autour de leur bien aimées...
Première séquence : plan large pour l'ambiance, place ensuite aux gros plans et témoignages. Comme dans tous les rallyes, c'est le moment délicat de la pose des plaques de rallye, numéros de portières et autres autocollants de l'organisation. Pas facile de coller ça sans cloque ni bullage ! Dans le viseur de mon camescope, Jean-Marie s'applique à la tâche, imperturbable, sous l'oeil compatissant de Didier, d'admiratrices, et moi qui impose ma présence en filmant. Regard en coin de J.M., le résultat est TIP TOP!

'' Le collage du sticker, c'est pire que le planté de baton ! ''
Au milieu des autres autos, l'autre équipage du TAR à la MGB GT est soumis aux même tracas. C'est Nicolas qui colle pendant qu'Alain se bagarre avec une plaque de mousse que je lui ai apporté à fixer sur la calandre (Eh oui la MG non plus n'aime pas le froid !). Dans la manoeuvre, adroit comme il est, Le Alain s'entaille le doigt. Le sang coule...
Un Kleenex fera l'affaire en guise de pansement. L'aventure, c'est l'aventure! Il faudra plus d'une heure pour que la coagulation fasse effet.
Au plan suivant. Une Fiat rally peu courante attire mon regard. Elle est venue de Belgique pour l'occasion. Et puis on trouve des Porsche, des 911, 924, 3 mini dont une qui ne prendra pas le départ, joint de culasse HS. La Giulia de Girard, l'organisateur du Jeanne d'Arc, est la aussi. Sur le parking également, une alfetta GTV, R12 Gord, Fiat X1/9, Triumph Stag, Cox, Alpine V6...

Le temps passe. Manque juste un brin d'animation sur la place pour faire bouger les Normands, et rassembler plus de spectateurs... Dommage !
Il faut dire qu'il fait si froid qu'il faut être TARés pour se déplacer voir des bagnoles vieilles de plus de trente ans. Braves gens restés au chaud, et tant pis pour vous.

Gros plans ici et là, la nuit s'approche et les flocons refont leur apparition. j'en profite pour interviewer nos gars du TAR. Nickel...on se croirait à la télé. Ils assurent les collègues. Une caméra surgie et hop! c'est parti; ils déroulent leur discours de vrais pros en quelque sorte (j'ai pas dis des politiques).
Pas grand chose à couper au montage, des gars sereins malgré un débit de parole plus rapide qu'à l'habitude. Du stress Messieurs?
Vient le moment du contrôle technique. Je cadre, j'appuie sur le bouton, ça enregistre.
"Je veux voir les phares, les clignotants, les veilleuses, le klaxon...je veux tout voir...s'écrit la "contrôleuse". Didier s'exécute sous le charme. De toute façon il n'a pas le choix. Jean-Marie à l'écart élabore la stratégie à tenir dans ces conditions météo difficiles. De la position de pilote, il est passé aujourd'hui dans le siège d'à côté. Son ami et coéquipier habituel Raymond, qui a fait le déplacement, en profite pour lui refiler quelques astuces d'usage...

Silence ça tourne!... L'ambiance est bon enfant et la plupart des concurrents apprécient la "cool attitude" de l'organisation. Bien plus sympa que dans d'autres rallyes plus huppés.
Direction la Mairie, où sont remis les carnets de route. J'y vais aussi. "Standing ovation" de l'équipe organisatrice aux concurrents avant de commencer le Rallye. C'est rare, il faut savoir apprécier cette petite attention qui fait plaisir.
Retour au froid sur le parking, cette fois-ci pour le départ. Je ne peux pas rater ça. Là en l'espace de quelques minutes on sent que la pression commence à monter. On parle moins, la tête dans le roadbook pour les navigos avec leur lampe frontale déjà allumée, et pour les pilotes l'œil rivé sur les différents cadrans du tableau de bord. Ces instants là sont des moments de partage entre les concurrents, les supporters, les spectateurs de passage.

Dernière vérification du tripmaster, début de fébrilité pour les co-pilotes. A gérer, le roadbook, la feuille de contrôle CP, le chrono, le décompteur de temps et j'en passe. Surtout ne pas oublier d'enclencher le "trip". Je connais l'histoire, j'ai déjà donné personnellement...Pendant ce temps là, le pilote lui, reste impassible.
L'un après l'autre, toutes les minutes, les fauves sont lâchés. A gauche, tout droit et au feu à droite direction la côte des Andelys.

Je me poste à mi-parcours en sortie d'un S. La route est glissante, les concurrents se méfient et assurent gentiment. Normal, le verglas est présent à certains endroits et ils savent que la neige s'est déjà installée quelques km plus loin. Déception, ils passent devant moi à peu près à 60km/h, pas plus. Décevant pour les images et leur rendu, d'autant qu'il fait presque nuit noire. Alors ou les voir passer ailleurs ?

Pour moi qui ne connaît pas la région pas facile de se repérer surtout de nuit et sans roadbook, malgré les infos que m'avait donné brièvement l'organisateur tout à l'heure sur le parking avec sa carte.

Pas possible d'être partout à la fois. Et difficile d’aller plus loin, sans pneus contact sur ma berline moderne, redoutant de me planter dans les petites routes particulièrement enneigées de la deuxième étape.

A en croire les commentaires en retour des uns et des autres ce fut un régal pour les participants. Ils en redemandent. Mille regrets, je me consolerai avec les photos des copains.
Avant de repartir dans mes pénates, petit détour en bord de Seine toute proche. Il est un peu plus de 18h30. Changement de batterie. Voilà c'est fait. Dernières images pour la fin.
A force de tourner en rond au niveau du Pont des Andelys pour trouver nos amis Alain et Michel sur le premier CP, je finis par les surprendre au pied d'une pile du pont. Ils sont tellement emmitouflés, qu'à vrai dire je ne les reconnais pas tout de suite. En plus, ils sont dans le noir...Je filme quand même pour la postérité en ombre chinoise.
Alain, en contrôleur avisé, veut bien me confier ses impressions, mais visiblement il a froid, très froid...
UN CP de TARés : CP = ça pelle !
par Alain ESBRAT et Michel DOYEN
Les TARés se devant "aide & assistance", nous les Vieux DOY's + AL-ES-I non inscrits à ce rallye avons accepté de tenir le rôle de CONS-troleurs de C.P sur le parcours - 1) étape, nous sommes sous le pont des Andelys à env. 60Kms du départ ; 1ére auto attendue vers 18h30 ! à 18h15 ...éblouissement de" Iodes" déja la Rallye2 n°8....? + d'1/4 H d'avance !!! ils pointent et repartent suivis d'un chapelet de concurrents - Nous on CAILLE SEC au bord de Seine ; Michel est malade. Mais le devoir avant tout ! - Nos TARés se suivent et paraissent contents d'eux mêmes, Tant mieux ...! Normalement à 19h05 on doit plier bagages ; mais il en manque encore 1O au moins ? on reste stoïques - A 19h30 après accord d'André on plie , au moment ou arrive le n°4O qui pointe ; les 41 & 42 seront pénalisés ...; Obligés de rentrer à Triel après un détour nécessaire par le Resto , A.E doit revenir Dimanche matin , mais un ballon d'eau chaude ''récalcairecitrant'' en décidera autrement !!
En tout cas, super soirée !
Comment perdre la Nuit des Lions en poursuivant son lièvre !
par A. Hébert et N. Brérot
A conditions météo exceptionnelles,
plaisir exceptionnel !
Beaucoup d’incertitudes quant au déroulement de cette 4 ème
Nuit des Lions et un peu d’appréhension aussi dès le départ
tant les rigueurs de l’hiver sévissaient aux Andelys et sur
les plateaux de la vallée de la Seine. La neige était là, le gel
aussi et météo France annonçait de nouvelles précipitations dans la
nuit. Un vrai rallye d’hiver, comme nous n’en espérions
pas tant, mais qui mettra un peu la pression sur
l’organisation. En l’état du parcours et des risques
encourus, il sera proposé 2 spéciales dans la nuit du samedi et une
3 éme le dimanche matin ; la 4 éme étant annulée.
17 h 31, c’est parti pour nos premiers tours de roue sur
cette édition 2010, sous les encouragements des supporters du TAR
venus nombreux et chaudement vêtus. Equipée hiver par la force des
intempéries, chaussée notamment de 4 pneus winter sport Dunlop
d’une bonne efficacité sur route enneigée, la MG nous a tout
de suite rassurés sur ses capacités à se sortir au mieux des
conditions d’adhérence piégeuses d’une première étape
allant des Andelys au Château Corneille de Vieux Villez. 83.9 km
d’un parcours vallonné, montées et descentes impressionnantes
dans cette nuit noire contrastée de blanc, tout ce qu’il faut
pour booster l’adrénaline et « serrer
les fesses ». Un peu de déception toutefois, car si la
neige était partout autour de nous, elle manquait sur la route. Et
puis, après le contrôle du bas de Venables, la révélation.
On
voit bien la nuit au dessus de la neige !!
Elle était là notre première neige, épaisse et damée à souhait, pour la montée vers le bourg. Les spectateurs présents ne s’y sont pas trompés, c’était bien là le « clou » de cette étape. Arrivés au château nous étions dans les neiges, dans le froid, mais assez contents de nous. Un bon pressentiment ; nous avions gagné cette 1er spéciale.


Dans la neige nous étions, dans les
neiges nous resterons. Fabuleuse seconde spéciale de 91.8 Km allant
de Vieux Villez au Goulet, par les bords de Seine et les
plateaux de la rive gauche. De la neige partout, sur les
collines, dans les bois, dans les champs et même au cœur des
villages. Avec un peu d’imagination nous nous serions crus
sur un plateau du Vercors ou de l’Ardèche, battu par le vent
dans une étape du Monte Carlo. Quel plaisir de rouler dans ces
conditions, toujours à la limite de l’adhérence, sur des
routes ou des chemins dont nous ne distinguions que des traces de
pneus à la lueur des phares. Certaines s’égarant parfois un
peu loin de la trajectoire normale. Les nôtres aussi
d’ailleurs, quand portés par une épaisse couche de neige nous
avons surfé dans un champ, dont nous sommes sortis heureusement
sans dégât, seulement blanchis par la poudreuse. Un coup
d’essuie-glace et c’est reparti. Rétrospectivement,
était-ce bien raisonnable ? Mais des parcours comme cela en
noir et blanc nous en redemandons. Bref, les meilleures choses
ayant une fin, nous passons la ligne d’arrivée avec 28
secondes de retard. Déception, nous ne sommes plus que 2émes au
classement général, derrière une Alfa GTV. Il est pas loin
d’une heure du mat.
Dimanche matin après une courte nuit, de repos celle là, nouveau
départ du Goulet pour une longue étape de 115 Km remontant au nord
jusqu’à Lyons la Forêt, avant un retour vers les Andelys.

A cette heure, nous sommes second du rallye et second du challenge RRS, qui pourrait aussi se jouer sur cette dernière spéciale, en l’absence du leader Pierre Landelle, forfait pour cause mécanique. Une question se pose alors à nous ; jouer en priorité le challenge ou tenter de gagner le rallye ? Pour le challenge ce serait d’assurer la seconde place, pour la victoire c’est de partir à la chasse de l’Alfa GTV qui nous précède.
Des
jumelles? Pas certain...
Nous choisissons de chasser à vue, dans un « marquage à la culotte » tout au long de cette spéciale, en espérant une faute de notre concurrent. La neige étant moins présente sur ce parcours, nous retrouvons des conditions plus classiques d’évolution, bien que la température soit encore négative.

115 Km c’est long, d’autant que tout devrait se jouer dans le dernier km. Et bien, au contraire, que de péripéties. Le mano à mano avec l’Alfa GTV, les fausses pistes, les CP introuvables, les chasseurs, les sportifs du dimanche matin, les engins agricoles et même la sortie de la messe. Galère que nous avons partagée avec Didier et Jean Marie dans la solidarité des TARés. C’est donc un peu énervés que nous nous sommes jetés dans la descente du dernier Km, avec une petite marge de sécurité sachant qu’il restait un stop et un feu tricolore avant le contrôle. A la sortie du dernier virage, le CP nous saute aux yeux, il est situé entre le stop et le feu. Mauvaise pioche, nous avons 10 secondes d’avance et une poignée de pénalités.

Conclusion : La chasse au lièvre Alfa GTV , qui a pourtant bien décroché au classement général sur cette étape, nous a fait oublier des poursuivants immédiats qui eux aussi nous avaient ciblés. Ce qui leur a d’autant mieux réussi que nous les avons un peu aidés. Sur cette spéciale, nous perdons tout. Le Nuit des Lions 2010 (3émes) et certainement le challenge RRS, au nombre de victoires, bien que nous ayons le même nombre de points que le vainqueur. Et bravo à Thierry et Yvan Freland ( Simca Rallye 2) qui font coup double ; le rallye et le challenge.

Un peu de bulles, et tu es rond
!
Une expérience à renouveler !
par Didier Simon et Jean-Marie Bierling
Nous nous sommes inscrits tardivement à La Nuit des Lions, un rallye que j'avais envie de faire, relever le challenge de rouler toute la nuit sur les petites routes Normande me parraissait une expérience intêressante, voir existante malgré un éclairage perfectible et un équipement modeste sur le Spider. Par manque de copilote (Ma moitié n'aime pas trop la route de nuit...), je m'étais résigné à me transformer en supporter assidu de la MGB GT!

Puis 7 jours avant le rallye, un diner (pourtant pas trop arrosé !) avec Jean-Marie, et une nuit de conseil supplémentaire, nous décidons de nous lancer dans l'aventure, Jean-Marie, prenant le rôle de copilote d'un jour...
Une semaine pour se mettre au
point, c'est court ! Il a fallu trouver des phares, des roues neige
(en hiver et par temps de neige...pas évident) l'équipement
intérieur, c'est à la toute dernière minute que nous avons pu
avoir une chausse correcte pour le Spider. Merci à Christophe, mon
ami Garagiste Renault d'Argenteuil et surtout pas à la
marche de son garage et à cette entorse
malvenue, 18 heures avant le départ !

Avec une voiture modestement équipée, pour la Sibérie Normande, nous prenons le départ du rallye, prêts à en découdre avec les rampes de phares des autres concurrents. Confiants, sereins, c'est le comportement de la voiture qui fait un peu douter, les premiers kilomètres avec roues cloutées sur sol mouillé, c'est un peu bambi sur la patinoire !

Difficile d'ajouter quelque chose, Alain vous a tout dit, une première spéciale sympathique, assez roulante, une seconde spéciale paradisiaque (enfin un peu de boulot pour celui qui tient le manche), du plaisir en barre, surtout qu'un départ par ordre inverse des numéros nous aura permis de partir quasi en tête découvrant les paysages enneigés vierges de toute occupation ennemie!

A coté, la troisième étape de jour avait un gout amère, malgré quelques passages sur routes enneigées.
Comment gérer le RB et le temps Chez André Denisot? C'était une première pour nous, nous avons essayé de gérer une petite avance tout au long du parcours, mais nous avons mal pointé à la première étape à cause d'une mauvaise interprétation de temps idéal de passage, il aura fallu la troisième étape pour pointer dans la seconde et permettre de remonter de la 11ème (classement intermédiaire dans la nuit) à la 6ème place à l'arrivée.

Avec une coupe de cette taille, on devrait rester sobre !
L'avis
des TARés :
Une ambiance au top ! Un rallye hivernal à moins de 150 kms de la capitale, de nuit sur des petites routes enneigées ou verglacées, vraiment c'est le pied pour tout le monde. D'ailleurs certains concurrents inscrits au prochain Monte Carlo Historique étaient présents, en répétition en quelque sorte. Et si par malheur il n'y avait pas de neige sur cette grande épreuve chacun se souviendra de cette Nuit des Lions. C'est sûr on y reviendra. (Alain D.)
J'ai fait le WINTER DRIVE à plusieurs reprises avec la Giulia Super 1600 équipée au complet pour l'hiver sans avoir jamais trouvé la neige alors qu'elle était là à une heure de chez moi! Quel dommage de ne pas avoir pu me faire plaisir à piloter la Giulia cette nuit là ! (Jean-Marie)
Notre expérience au CP est à conseiller aux volontaires du Club... (Michel et Alain E.)
Un résultat encourageant qui fait plaisir, mais au delà du score, difficile d'oublier cette neige ! Le vrai plaisir c'était ça... (Didier)
Quelle nuit inoubliable ! (Alain H.)
4 jours après : J'avoue que je suis encore sous le coup de l'émotion de ce dernier WE. Quel pied cette spéciale n°2 ! (Alain H.)
Remerciements
Un grand merci à tous les TARés venus soutenir nos 2 équipages au départ de ce rallye malgrè le froid, merci à ceux qui ont bien voulus prendre l'objectif aux risque d'y perdre quelques phallanges, et surtout de nous transmettre leur clichés en toute amitié !
Merci donc à :
- Vincent Roussel, rédacteur Auteur LVA
- Yvan & Thierry Freland Equipage Simca Rallye et grands vainqueurs 2010
- Steve Bastien du RAV RACING TEAM avec 2 équipages en
course

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