Accueil Date de création : 10/06/09 Dernière mise à jour : 09/03/10 23:36 / 25 articles publiés

LA SAISON 2010

MONTE CARLO HISTORIQUE 2010  (LA SAISON 2010) posté le samedi 27 février 2010 13:09

 

Comme annoncé sur le Forum, quelques TARés se sont rendus au départ du Monte Carlo Historique à Reims le 29 janvier dernier pour soutenir  la Peugeot 104 ZS  de J.Guezennec/F.Dufosse. et notre TARé Jean-Marie assurant l'assistance rapide avec Thierry Coltin.

Un plateau magnifique au départ de Reims, de belles autos, 93 au total,, prêtes pour la grande aventure...

Voilà les commentaires des intéressés, qui en ont encore l'eau à la bouche tel le loup de TEX AVERY en voyant Betty Boots !

Jean-Marie: ''Beaucoup de moments forts qui me trottent dans la tête, le travail d'équipe a été payant, tant pour la préparation de l'auto d'une fiabilité irréprochable, que pour celle du rallye lui même malgré les difficultés, neige, horaires intenables, longueur du parcours....

Nous sommes tous fiers, le résultat nous comble au delà de nos espérances, et cette aventure que je souhaite à chacun de pouvoir vivre un jour restera un de mes meilleurs souvenirs automobiles.

C'est long, difficile, beaucoup plus sportif que beaucoup l'imaginent, mais EXALTANT...!

Pour illustrer mes propos, je vous invite à lire le très beau compte rendu de Jean Guezennec sur cette extraordinaire aventure.

J'y suis encore.... ''

 

Jean Guezenec : Après de longs mois de préparation de la voiture, remontée de A à Z par Jean-Luc et Pascal, des reconnaissances studieuses effectuées par François et Jean, c’est enfin le grand jour…


Beaucoup d’enthousiasme, mais peu de certitudes : La 104ZS tiendra-t-elle la distance sans petits péchés de jeunesse ? François, dont c’est la toute première participation en ‘’rallye de régularité’’ pourra-t-il faire face à la charge de travail, aux imprévus ?

Vendredi 29 janvier, 7 heures, c’est le grand départ pour REIMS, la 104, escortée du break Volvo d’assistance, et deux amis en 309, Thierry et Jean Marie, qui vont se transformer à tour de rôle en Team Manager ou en photographes.

Rien à signaler sur la route, on épie tous les bruits, mais tout va bien, comme aux vérifications.

C'est le moment de la photo souvenir avant le départ... on ne sait jamais... au cas où !



Accroupis, Jean-Luc (à gauche) et Pascal, qui nous ont confié cette 104, et debout, Jean à gauche, et François, le coéquipier, qui aura la lourde tâche de débuter en régul' sur ce rallye de Monte Carlo!

Mise en parc près de l’hôtel de ville, il y a beaucoup de monde, mais des bruits circulent, qui nous inquiètent un peu… La neige ne serait pas bien loin !
Réception ensuite dans la grande salle pour les concurrents, puis départ un peu après 19h, sur le podium…  Cette fois, c’est parti pour la grande aventure.

PARCOURS DE CONCENTRATION :

Cette première partie du rallye, on le redoute : plus de 20 heures au volant, il faut tenir…
Jusqu’à LANGRES, premier contrôle horaire, tout va bien, mais au second, à CHAMPAGNOLE, on y est !

 

Ca tombe sévère, on passe les clous et c’est parti dans la nuit blanche. L’assistance ne peut bientôt plus suivre, et nous sommes livrés à nous-mêmes. Sur la route de Chambéry, on a quelques sacrés bons moments, on rattrape des autos parties devant nous, sans prendre d’avance sur l’horaire, ça va être chaud !



Quelques  erreurs  de  parcours  vont  semer la panique parmi les copains, nous n’y échappons pas, mais roulons assez pour pointer juste à l’heure à CHAMBERY. Dommage, un copain nous y attendait  avec  des  ‘’diots’’  tout  chauds...  Nous  n'aurons que le temps de le saluer et d'en engloutir un en catastrophe... L'assistance, elle, est "quelque part"... dans la neige aussi…
Ils coupent pour essayer de nous retrouver plus loin !

Vient  ensuite  la  Chartreuse, sous les flocons, alors  que  les  déneigeuses essayent en pleine nuit d'assurer un passage...



Sur la route de SAINT ANDRE DES ALPES, le jour va se lever, nous pointons vers midi, et retrouvons nos deux autos accompagnatrices, cette fois sans soucis, la neige a disparu dans le sud-est, au profit d’un beau soleil. La 104 ronronne à merveille, pas le moindre nuage non plus de ce coté là.

Lorsque nous repartons, la première ZR (zone de régularité) approche, le célèbre TURINI, un peu moins de 40 kilomètres, archi sec, donc pas très difficile. C’est le premier contact de François, mon coéquipier, avec la « régularité », on en profite pour réviser nos procédures, on s’applique.



En redescendant sur la Principauté, je glisse à François : « Ca y est… là, j’ai le coup de barre… » Quelques secondes après, je ferme les yeux, et les rouvre en sursaut, à quelques centimètres d’un mur de plusieurs mètres de haut, que j’évite d’extrême justesse d’un violent coup de volant… On a eu chaud… très très chaud…
A l’arrivée à MONACO, nous apprendrons que nous avons été classés 38èmes sur 340 (déjà un grand bonheur) dans la ZR1, mais qu’en plus, étant passés partout à zéro sur le routier, nous nous retrouvons finalement 30èmes !



Nous donnons rendez-vous à l’équipe, qui part sur Nice, pour demain vers 8 heures et direction l’hôtel pour une nuit réparatrice !!!

PARCOURS DE CLASSEMENT :

Dimanche 31 janvier, nous apprenons que cette journée est amputée des deux premières ZR (2 et 3), la neige accumulée étant trop abondante pour permettre à la DDE d’intervenir. Nous roulons du coup jusqu’à GAP-TALLARD, avec au passage une petite assistance de contrôle.
La ZR4 est, nous dit-on, partiellement glacée…  Nous partons confiants, puis lorsque les premières plaques apparaissent, on se méfie un peu, mais on prend vite confiance : Il suffit de bien « lire la route » et de doser, d’appuyer bien fort les freinages avant la glace vive, de gérer ensuite. On doit faire ça pas mal, puisqu’on y réalise un 24ème temps de bon augure.

Le long routier qui suit nous emmène ensuite par le col du Rousset vers la Chapelle en Vercors. On sait ce qui nous y attend : Une première partie de ZR faiblement enneigée, large et facile, puis ce fameux Col de l’Echarasson, lui complètement blanc…



Ca va être un grand moment de bonheur, même si le résultat (48ème) ne le reflète pas. La 104 se montre très à l’aise sur la neige, enroule bien les virages, sauf les épingles où, voulant freiner tard, on part un peu en sous virage faire les extérieurs. Mais dans le rapide, on se fait de gros plaisirs.


Une bonne nouvelle encore nous attend, nous anges gardiens nous apprennent que nous sommes désormais 21èmes au scratch !!!! Valence, c’est aussi la rencontre avec les copains, un moment de détente au parc. 

PARCOURS COMMUN PREMIERE PARTIE :

Lundi 1er février. L’Ardèche… tout un programme, la légende… L’assistance est déjà partie au devant lorsque nous quittons Valence. La ZR 6 est truffée de changements de direction peu évidents, mais nous l’avons parfaitement reconnue. Les secteurs roulants alternent avec des passages acrobatiques, sur des routes (des chemins serait plus juste !) défoncées, ça saute dans tous les sens, mais je la sens bien, cette 104, et on attaque ! 12ème temps, je n’en reviens pas… et ce n’est pas fini.



Burzet… Rien que ce nom inspire le respect, dans cette ZR7. On passe les pneus arrière, moins usés, à l’avant. La montée vers Sagnes et Goudoulet n’est pas piégeuse, peu de neige, on assure. Ensuite, on retrouve un beau tapis blanc vers Lachamp-Raphaël, la route est large, on prend beaucoup de plaisir, mais sitôt après le carrefour gauche, on s’enfonce dans la descente en sous-bois, et là, neige, glace mêlée, c’est tout en nuances, on adapte. Le plus difficile arrive, la descente vers Eyriac…



Et rapidement, on trouve une Datsun dans le rocher, sur un freinage, c’est sur des œufs, mais je sens que c’est le bon moment : rouler fort, mais faire propre… Assurer tous les freinages, mais profiter des moindres bouts droits, des enfilades, les notes prises en reconnaissances et parfaitement données par François s’enchaînent…

Le routier qui suit est une folie, temps trop court, tout le monde roule à bloc et prend des minutes à St Agrève, qui seront heureusement supprimées par une organisation attentive. Mais du coup, nos pneus avant en ont pris un sacré coup, les clous sont plus que rares et l’assistance bien loin…
Il va falloir faire St Bonnet le Froid (ZR8) comme ça, et c’est archi blanc !!!



On essaye de ne pas trop en lâcher, les autos ‘’tanquées’’ à droite ou à gauche sont nombreuses. Sur la fin, on retrouve avec joie nos copains photographes et leur faisons signe. Ce sera une 57ème place, mais avec des écarts peu importants… et on apprend au passage que nous avons fait le scratch dans la 7, le mythique Burzet… Nous sommes aux anges…

Dernier effort de la journée, la ZR 9 est 500 mètres plus basse en altitude, on garde nos pneus fatigués, il n’y a pas la moindre trace de neige… Sachant qu’on a souffert un peu à St Bonnet, on s’applique, toujours en confiance avec cette petite auto qui ne nous pose toujours pas le moindre problème, et on réalise une belle 13ème place.


Au retour à Valence, nos copains viennent bien vite nous rejoindre, porteurs d’une grande nouvelle… Nous sommes 6èmes au scratch !!! Là, on n’en croit pas nos oreilles, mais les autres concurrents que nous connaissons viennent confirmer et nous féliciter, on a vraiment du mal à réaliser…

PARCOURS COMMUN DEUXIEME PARTIE :

Mardi 2 février,  c’est  le  retour  de  Valence  à  Monaco,  l’ambiance  est  au  beau fixe dans l’équipe. On reste bien dans notre petite bulle, ensemble, soudés, on dîne à la cafet' du coin, loin de l'agitation. On  a eu  un peu  de  difficultés à trouver le sommeil, comme un peu ivres (de bonheur bien sûr)!
Le départ est très matinal...
A l’entrée de la longue ZR10 (St Nazaire le Désert Rosans), l’assistance qui veille au grain contrôle tout et on passe deux pneus cloutés neufs… Bonne pioche, c’est tout blanc !


 
J’ai de plus en plus confiance dans l’auto, et François est au top dans les notes, les calculs, on se sent bien, et même si dans les montées à fort pourcentage, on doit lâcher du temps, on se rattrape partout ailleurs, et surtout, on évite les pièges, les virages où les pelletées de neige rajoutées par les spectateurs nous obligent à la prudence au lieu d'enrouler et de glisser. On s’en va cueillir une belle 14ème place, ce qui nous met à présent 4èmes, nous en avons la tête qui tourne un peu…

La ZR11, à Villars sur Var, s’appelle « Tournefort », la bien nommée… Un truc de fou, étroit, archi sinueux, on se croirait sur un grand huit avec des changements d’appuis de fous, mais celle là, je l’attendais, elle me rappelle mes années de « slalomeur ». C’est sec, et en clous, ça glisse comme ce n’est pas permis, c’est jouissif et on en rajoute ! Bilan, 8èmes de ce secteur!!!!
Avant le contrôle horaire d’Eze, l’assistance refait une beauté à la 104, un lavage en règle avec quelques litres d’eau, et la voilà toute belle... un rapide contrôle, et on descend en convoi sur le port de Monaco, où l’on apprend bien vite que nous sommes cette fois 3èmes, à peine à plus de cent points du leader !

Les bras nous en tombent, on ne comprend pas… mais nous savons que la nuit ne nous sera pas favorable. Même un ami membre du Comité d’Organisation viendra nous dire en gros « ce que vous avez fait est magnifique, mais cette nuit, vous risquez de ‘’manger’’ pas mal, mais ce n’est pas grave » faites vous plaisir, ne changez rien…



Ces routes, nous les avons reconnues, ce sont de loin les plus dures du rallye, les plus sélectives, on trouve de tout, en bord de précipice dans la Madone, un chemin plutôt terre qu'asphalte en descente, complètement cabossé et étroit, bordé de rochers après le col des Banquettes, voilà le programme de la ZR12.

Nous avons l’impression de ne pas nous en tirer trop mal, on pense tour à tour à cette vue sur les lumières aperçues de Menton, quelques kilomètres en dessous, au grand gauche de Ste Agnès bordé d'une bonne centaine de spectateurs, à la plongée dans le noir après le col, mais sur la fin, du givre manque de nous mettre deux fois dehors, et la pression, la fatigue aussi sans doute, nous minent un peu.

Nous nous contentons de la 79ème place, là où les autos ayant choisi la moyenne lente on eu la tâche plus facile et nous en collent… Mais les écarts sont faibles et on reste dans le coup (4èmes au scratch)

La ZR 13 est la plus longue du rallye : 63 km, mais tout se joue en fait dans la première partie, le Col de l’Ablé est partiellement glacé, certains virages sont secs, d’autres bien brillants d’une bonne grosse couche, il faut ‘’lire le terrain’’ sans faire d’erreur, ou la sanction est immédiate !



Comme presque tout le monde, on ‘’ramasse’’ un gros baluchon de pénalisations, on double une DS à la sortie et on rejoint deux autres autos. Mais ce qui suit ne nous laisse guère de chances : Une grosse montée en épingles jusqu’au lieu dit ‘’La Cabanette’’, nos 72cv vont souffrir, on en tire le maximum, mais rien n’y fait, on ne rattrape quasiment rien en temps, et on encaisse encore au second contrôle.

La suite est bonne, mais le mal est fait. On va encore souffrir sur la fin, dans Loda Lucéram, mais on réalise pourtant le 25ème temps. Nous l’apprendrons par la suite, nous sommes 7èmes après les deux ZR que nous venons de disputer.
A l’assistance, nos copains sont aux petits soins, nous sommes épuisés par la tension, la difficulté de garder l’auto sur la route, l’angoisse de se mettre bêtement dehors, ça fait du bien de les retrouver et de passer quelques instants auprès d'eux…



La ZR14, c’est un second passage dans La Madone les Banquettes, mais avec cette fois deux km/h de moyenne de plus à observer… Ca va mieux, est-ce le fait d’y être passés peu avant ou le terrain est-il moins glissant ? Au passage du second col, on commence à voir des feux rouges devant nous, ça me stimule, la 104 vole sur la descente en terre, jusqu’à ce « quitte à droite en épingle très serrée » où ça va sérieusement se gâter…
Une SM est stoppée dans le carrefour, en difficulté, et l’Alpine que nous étions en train de rattraper vient de s’échouer à ses cotés. Impossible de passer… je suis furieux, je fais demi-tour plus loin et j’attends en bouillant que la grosse Citroën remette en route (ça ne démarre pas du premier coup), recule (la marche arrière semble récalcitrante), reparte, et je passe sous le nez de la Berlinette, mais derrière la SM. Le bilan sera d’une quarantaine de secondes perdues, et notre 7ème place s’envole…

Déçus sur le moment, en arrivant sur le port, après le passage au podium, c’est sûr ! Mais c’est vrai qu’on est à l’arrivée, sans faire la moindre égratignure à l’auto, ce qui n’était pas gagné d’avance. Nos copains aussi nous réconfortent, nous rappellent qu’on a joué dans ce Monte Carlo dans la cour des grands, que réaliser tout ça avec l’un des plus petits rapports poids/puissance du plateau (avec "la viande" et les outils à bord, elle frise les 1100 kg!) est magnifique, et peu à peu, on réalise ce qu’on vient de faire… Ces petits mots des uns et des autres sont très forts à ce moment là... et le bonheur revient!

EPILOGUE :

A l’hôtel, on se pose quand même des questions… Combien de places a-t-on perdu ? Nous craignons le pire, mais finissons par nous endormir, assommés par cette nuit difficile. Il est près de 4 heures du matin…
10 heures, le réveil sonne, je me rue sur mon téléphone, et des sms sont là, nous annonçant notre 10ème place finale, et c’est le grand bonheur, on se congratule avec François, nous sommes définitivement heureux et fiers de ce qu’on a fait.
Les retrouvailles avec l’assistance sur le parc du port se passent de mots, encore des congratulations, et des regards qui en disent long sur notre joie à tous. On les aide à faire un peu de ménage, et ce sont eux qui repartent direction Paris, au volant de leur petite 104, pas peu fiers! 



La soirée finale est grandiose, on nous a réservé deux places de choix à la grande table du Team Oréca-Drive Classic, juste à coté d'un prestigieux voisin, Bruno SABY lui-même, toujours aussi sympa.

Challenge Inter Teams :
Malgré les incidents qui nous ont accablés en fin de course (nous figurions à 5 parmi les 10 premiers en quittant Valence!), pneu déchiré pour l'un, crevaison et changement de roue en ZR pour un autre, nous pouvions encore emporter le Challenge des Teams sans cette dernière épingle. Nous échouons finalement de peu à la seconde place...

Le spectacle était à la hauteur de ce que nous avons vécu (mais nous étions un peu plus couverts…)

Le podium, au son des hymnes nationaux….
Avec un peu de réussite, nous pouvions y prétendre !



L’orchestre rythmera une bonne partie de la soirée les conversations, les rencontres avec d’autres concurrents que nous n’avons pas pu voir pendant le rallye (cinq heures séparent le passage du premier et du dernier des 340 concurrents engagés !), nous y recueillons de nombreuses félicitations pour notre parcours et marques de sympathie.


Une nouvelle courte nuit et le retour sur Paris marquent la fin de cette belle histoire, mais on a tant de souvenirs, de petits moments partagés, qu’on aura du mal à se réveiller dans les prochaines semaines…. Il le faudra pourtant et pas trop tard, pour trouver un plan qui nous permette de retenter l'aventure l'an prochain !



Merci à tous de la part de l’équipage,
La Société GODON Etaiement pour son précieux concours
Pascal et Jean-Luc, pour le prêt de cette petite 104 très fiable et leur dévouement ensuite
Thierry et Jean-Marie pour leur compétence et leur patience
Le Team Oréca-Drive Classic pour notre intégration à leurs cotés
Yves Munier pour la conception du tripmaster, indispensable et performant outil.

 

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LE 4éme RALLYE ''LA NUIT DES LIONS''  (LA SAISON 2010) posté le samedi 23 janvier 2010 13:16

André Denisot, membre de notre belle association, a organisé la 4EME NUIT DES LIONS  les 9 et 10 janvier derniers.

Deux équipages du TAR ont porté haut et fort les couleurs du TEAM TARégul, Alain Hebert/Nicolas Brérot sur la MGB GT 1971, et Didier Simon/Jean-Marie Bierling sur ALFA ROMEO SPIDER VELOCE 1976.

42 inscrits sur le papier, 32 partants, certains véhicules auront eu la peau de leur maitre! Un mauvais point tout de même aux quelques uns qui se sont désistés propablement à cause de la neige ! Eh oui Messieurs les ''pilotes'' il s'agit d'un rallye d'hiver !

Voilà un petit compte rendu de quelques TARés comme si vous y étiez !

Objectif Vidéo !

par Alain Dupouy

Aller aux Andelys pour encourager les 2 équipages du TAR engagés à la Nuit des Lions,  c'est ma motivation première pour ce samedi 9 janvier !

D'autres membres du club sont également de la partie, en ce qui me concerne, j'ai prévu de rapporter en souvenir quelques images vidéo de l'évènement.

Repérage rapide du lieu de départ. Sur le parking des concurrents, le froid glace le public peu nombreux pour voir nos jeunes et nos moins jeunes avec bonnets et casquettes vissés sur la tête, s'activant autour de leur bien aimées...

Première séquence :  plan large pour l'ambiance, place ensuite aux gros plans et témoignages. Comme dans tous les rallyes, c'est le moment délicat de la pose des plaques de rallye, numéros de portières et autres autocollants de l'organisation. Pas facile de coller ça sans cloque ni bullage ! Dans le viseur de mon camescope, Jean-Marie s'applique à la tâche, imperturbable, sous l'oeil compatissant de Didier, d'admiratrices, et moi qui impose ma présence en filmant. Regard en coin de J.M., le résultat est TIP TOP!

 '' Le collage du sticker, c'est pire que le planté de baton ! ''

Au milieu des autres autos, l'autre équipage du TAR à la MGB GT est soumis aux même tracas. C'est Nicolas qui colle pendant qu'Alain se bagarre avec une plaque de mousse que je lui ai apporté à fixer sur la calandre (Eh oui la MG non plus n'aime pas le froid !). Dans la manoeuvre, adroit  comme il est, Le Alain s'entaille le doigt. Le sang coule...

Un Kleenex fera l'affaire en guise de pansement. L'aventure, c'est l'aventure! Il faudra plus d'une heure pour que la coagulation fasse effet.

Au plan suivant. Une Fiat  rally peu courante attire mon regard. Elle est venue de Belgique pour l'occasion. Et puis on trouve des Porsche, des 911, 924, 3 mini dont une qui ne prendra pas le départ, joint de culasse HS. La Giulia de Girard, l'organisateur du Jeanne d'Arc, est la aussi. Sur le parking également, une alfetta GTV, R12 Gord, Fiat X1/9, Triumph Stag, Cox, Alpine V6...

Le temps passe. Manque juste un brin d'animation sur la place pour faire bouger les Normands, et rassembler plus de spectateurs... Dommage !

Il faut dire qu'il fait si froid qu'il faut être TARés pour se déplacer voir des bagnoles vieilles de plus de trente ans. Braves gens restés au chaud, et tant pis pour vous.

Gros plans ici et là, la nuit s'approche  et les flocons refont leur apparition. j'en profite pour interviewer nos gars du TAR. Nickel...on se croirait à la télé. Ils assurent les collègues. Une caméra surgie et hop! c'est parti; ils déroulent leur discours de vrais pros en quelque sorte (j'ai pas dis des politiques).

Pas grand chose à couper au montage, des gars sereins malgré un débit de parole plus rapide qu'à l'habitude. Du stress Messieurs?

Vient le moment du contrôle technique. Je cadre, j'appuie sur le bouton, ça enregistre.

"Je veux voir les phares, les clignotants, les veilleuses, le klaxon...je veux tout voir...s'écrit la "contrôleuse". Didier s'exécute sous le charme. De toute façon il n'a pas le choix. Jean-Marie à l'écart élabore la stratégie à tenir dans ces conditions météo difficiles. De la position de pilote, il est passé aujourd'hui dans le siège d'à côté. Son ami et coéquipier habituel Raymond, qui a fait le déplacement, en profite pour lui refiler quelques astuces d'usage...

Silence ça tourne!... L'ambiance est bon enfant et la plupart des concurrents apprécient la "cool attitude" de l'organisation. Bien plus sympa que dans d'autres rallyes plus huppés.

Direction la Mairie, où sont remis les carnets de route. J'y vais aussi. "Standing ovation" de l'équipe organisatrice aux concurrents avant de commencer le Rallye. C'est rare, il faut savoir apprécier cette petite attention qui fait plaisir.

Retour au froid sur le parking, cette fois-ci pour le départ. Je ne peux pas rater ça. Là en l'espace de quelques minutes on sent que la pression commence à monter. On parle moins, la tête dans le roadbook pour les navigos avec leur lampe frontale déjà allumée, et pour les pilotes l'œil rivé sur les différents cadrans du tableau de bord. Ces instants là sont des moments de partage entre les concurrents, les supporters, les spectateurs de passage. 

Dernière vérification du tripmaster, début de fébrilité pour les co-pilotes. A gérer, le roadbook, la feuille de contrôle CP, le chrono, le décompteur de temps et j'en passe. Surtout ne pas oublier d'enclencher le "trip". Je connais l'histoire, j'ai déjà donné personnellement...Pendant ce temps là, le pilote lui, reste impassible.

L'un après l'autre, toutes les minutes, les fauves sont lâchés. A gauche, tout droit et au feu à droite direction la côte des Andelys.

Je me poste à mi-parcours en sortie d'un S. La route est glissante, les concurrents se méfient et assurent gentiment. Normal, le verglas est présent à certains endroits et ils savent que la neige s'est déjà installée quelques km plus loin. Déception, ils passent devant moi à peu près à 60km/h, pas plus. Décevant pour les images et leur rendu, d'autant qu'il fait presque nuit noire. Alors ou les voir passer ailleurs ?

Pour moi qui ne connaît pas la région pas facile de se repérer surtout de nuit et sans roadbook, malgré les infos que m'avait donné brièvement l'organisateur tout à l'heure sur le parking avec sa carte.

Pas possible d'être partout à la fois. Et difficile d’aller plus loin, sans pneus contact sur ma berline moderne, redoutant de me planter dans les petites routes particulièrement enneigées de la deuxième étape.

A en croire les commentaires en retour des uns et des autres ce fut  un régal pour les participants. Ils en redemandent. Mille regrets, je me consolerai avec les photos  des copains.

Avant de repartir dans mes pénates, petit détour en bord de Seine toute proche. Il est un peu plus de 18h30.  Changement de batterie. Voilà c'est fait. Dernières images pour la fin.

A force de tourner en rond au niveau du Pont des Andelys pour trouver nos amis Alain et Michel sur le premier CP, je finis par les surprendre au pied  d'une pile du pont. Ils sont tellement emmitouflés, qu'à vrai dire je ne les reconnais pas tout de suite. En plus, ils sont dans le noir...Je filme quand même pour la postérité en ombre chinoise.

Alain, en contrôleur avisé, veut bien me confier ses impressions, mais visiblement il a froid, très froid...

 

UN CP de TARés : CP = ça pelle !

par Alain ESBRAT et Michel DOYEN

Les TARés se devant "aide & assistance", nous les Vieux DOY's + AL-ES-I non inscrits à ce rallye avons accepté de tenir le rôle de CONS-troleurs de C.P sur le parcours -  1) étape, nous sommes sous le pont des Andelys à env. 60Kms du départ ; 1ére auto attendue vers 18h30 !  à 18h15 ...éblouissement de" Iodes" déja la Rallye2 n°8....? + d'1/4 H d'avance !!! ils pointent et repartent suivis d'un chapelet de concurrents -  Nous on CAILLE SEC au bord de Seine ; Michel est malade. Mais le devoir avant tout ! -  Nos TARés se suivent et paraissent contents d'eux mêmes, Tant mieux ...!    Normalement à 19h05 on doit plier bagages ; mais il en manque encore 1O au moins ? on reste stoïques -  A 19h30 après accord  d'André on plie , au moment ou arrive le n°4O qui pointe ; les 41 & 42 seront pénalisés ...;   Obligés de rentrer à Triel après un détour nécessaire par le Resto , A.E doit revenir Dimanche matin , mais un ballon d'eau chaude ''récalcairecitrant'' en décidera autrement !!

 En tout cas, super soirée !

 

Comment perdre la Nuit des Lions en poursuivant son lièvre ! 

par A. Hébert et N. Brérot

A conditions météo exceptionnelles, plaisir exceptionnel !
Beaucoup d’incertitudes quant au déroulement de cette 4 ème Nuit des Lions et un peu d’appréhension aussi dès le départ tant les rigueurs de l’hiver sévissaient aux Andelys et sur les plateaux de la vallée de la Seine. La neige était là, le gel aussi et météo France annonçait de nouvelles précipitations dans la nuit. Un vrai rallye d’hiver, comme nous n’en espérions pas tant, mais qui mettra un peu la pression sur l’organisation. En l’état du parcours et des risques encourus, il sera proposé 2 spéciales dans la nuit du samedi et une 3 éme le dimanche matin ; la 4 éme étant annulée.

17 h 31, c’est parti pour nos premiers tours de roue sur cette édition 2010, sous les encouragements des supporters du TAR venus nombreux et chaudement vêtus. Equipée hiver par la force des intempéries, chaussée notamment de 4 pneus winter sport Dunlop d’une bonne efficacité sur route enneigée, la MG nous a tout de suite rassurés sur ses capacités à se sortir au mieux des conditions d’adhérence piégeuses d’une première étape allant des Andelys au Château Corneille de Vieux Villez. 83.9 km d’un parcours vallonné, montées et descentes impressionnantes dans cette nuit noire contrastée de blanc, tout ce qu’il faut pour booster l’adrénaline et « serrer les fesses ». Un peu de déception toutefois, car si la neige était partout autour de nous, elle manquait sur la route. Et puis, après le contrôle du bas de Venables, la révélation.

On voit bien la nuit au dessus de la neige !!

Elle était là notre première neige, épaisse et damée à souhait, pour la montée vers le bourg. Les spectateurs présents ne s’y sont pas trompés, c’était bien là le « clou » de cette étape. Arrivés au château nous étions dans les neiges, dans le froid, mais assez contents de nous. Un bon pressentiment ; nous avions gagné cette 1er spéciale.

Dans la neige nous étions, dans les neiges nous resterons. Fabuleuse seconde spéciale de 91.8 Km allant de Vieux Villez au Goulet, par les bords de Seine et les plateaux  de la rive gauche. De la neige partout, sur les collines, dans les bois, dans les champs et même au cœur des villages. Avec un peu d’imagination nous nous serions crus sur un plateau du Vercors ou de l’Ardèche, battu par le vent dans une étape du Monte Carlo. Quel plaisir de rouler dans ces conditions, toujours à la limite de l’adhérence, sur des routes ou des chemins dont nous ne distinguions que des traces de pneus à la lueur des phares. Certaines s’égarant parfois un peu loin  de la trajectoire normale. Les nôtres aussi d’ailleurs, quand portés par une épaisse couche de neige nous avons surfé dans un champ, dont nous sommes sortis heureusement sans dégât, seulement blanchis par la poudreuse. Un coup d’essuie-glace et c’est reparti. Rétrospectivement, était-ce bien raisonnable ? Mais des parcours comme cela en noir et blanc nous en redemandons. Bref, les meilleures choses ayant une fin, nous passons la ligne d’arrivée avec 28 secondes de retard. Déception, nous ne sommes plus que 2émes au classement général, derrière une Alfa GTV. Il est pas loin d’une heure du mat.

Dimanche matin après une courte nuit, de repos celle là, nouveau départ du Goulet pour une longue étape de 115 Km remontant au nord jusqu’à Lyons la Forêt, avant un retour vers les Andelys.

A cette heure, nous sommes second du rallye et second du challenge RRS, qui pourrait aussi se jouer sur cette dernière spéciale, en l’absence du leader Pierre Landelle, forfait pour cause mécanique. Une question se pose alors à nous ; jouer en priorité le challenge ou tenter de gagner le rallye ? Pour le challenge ce serait d’assurer la seconde place, pour la victoire c’est de partir à la chasse de l’Alfa GTV qui nous précède.

Des jumelles? Pas certain...

Nous choisissons de chasser à vue, dans un « marquage à la culotte » tout au long de cette spéciale, en espérant une faute de notre concurrent. La neige étant moins présente  sur ce parcours, nous retrouvons des conditions plus classiques d’évolution, bien que la température soit encore négative.

115 Km c’est long, d’autant que  tout devrait se jouer dans le dernier km. Et bien, au contraire, que de péripéties. Le mano à mano avec l’Alfa GTV,  les fausses pistes, les CP introuvables, les chasseurs, les sportifs du dimanche matin, les engins agricoles et même la sortie de la messe. Galère que nous avons partagée avec Didier et Jean Marie dans la solidarité des TARés. C’est donc un peu énervés que nous nous sommes jetés dans la descente du dernier Km, avec une petite marge de sécurité sachant qu’il restait un stop et un feu tricolore avant le contrôle. A la sortie du dernier virage, le CP nous saute aux yeux, il est situé entre le stop et le feu. Mauvaise pioche, nous avons 10 secondes d’avance et une poignée de pénalités.

Conclusion  : La chasse au lièvre Alfa GTV , qui a pourtant bien décroché au classement général sur cette étape, nous a fait oublier des poursuivants immédiats qui eux aussi nous avaient ciblés. Ce qui leur a d’autant mieux réussi que nous les avons un peu aidés. Sur cette spéciale, nous perdons tout. Le Nuit des Lions 2010 (3émes) et certainement le challenge RRS, au nombre de victoires, bien que nous ayons le même nombre de points que le vainqueur. Et bravo à Thierry et Yvan Freland ( Simca Rallye 2) qui font coup double ; le rallye et le challenge.

Un peu de bulles, et tu es rond !

 

Une expérience à renouveler !

par Didier Simon et Jean-Marie Bierling

Nous nous sommes inscrits tardivement à La Nuit des Lions, un rallye que j'avais envie de faire, relever le challenge de rouler toute la nuit sur les petites routes  Normande me parraissait une expérience intêressante, voir existante malgré un  éclairage perfectible et un équipement modeste sur le Spider.  Par manque de copilote (Ma moitié n'aime pas trop la route de nuit...), je m'étais résigné à me transformer en supporter assidu de la MGB GT!

Puis 7 jours avant le rallye, un diner (pourtant pas trop arrosé !) avec Jean-Marie, et une nuit de conseil supplémentaire, nous décidons de nous lancer dans l'aventure,  Jean-Marie, prenant le rôle de copilote d'un jour...

Une semaine pour se mettre au point, c'est court ! Il a fallu trouver des phares, des roues neige (en hiver et par temps de neige...pas évident) l'équipement intérieur,  c'est à la toute dernière minute que nous avons pu avoir une chausse correcte pour le Spider. Merci à Christophe, mon ami Garagiste Renault d'Argenteuil et surtout pas à la  {#} marche de son garage et à cette entorse malvenue, 18 heures avant le départ !

Avec une voiture modestement équipée, pour la Sibérie Normande, nous prenons le départ du rallye, prêts à en découdre avec les rampes de phares des autres concurrents. Confiants, sereins,  c'est le comportement de la voiture qui fait un peu douter, les premiers kilomètres avec  roues cloutées sur sol mouillé, c'est un peu bambi sur la patinoire !

Difficile d'ajouter quelque chose, Alain vous a tout dit, une première spéciale sympathique, assez roulante,  une seconde spéciale paradisiaque (enfin un peu de boulot pour celui qui tient le manche), du plaisir en barre, surtout qu'un départ par ordre inverse des numéros nous aura permis de partir quasi en tête découvrant les paysages enneigés vierges de toute occupation ennemie!

A coté, la troisième étape de jour avait un gout amère, malgré quelques passages sur routes enneigées.

Comment gérer le RB et le temps Chez André Denisot? C'était une première pour nous, nous avons essayé de gérer une petite avance tout au long du parcours, mais nous avons mal pointé à la première étape à cause d'une mauvaise interprétation de temps idéal de passage, il aura fallu la troisième étape pour pointer dans la seconde et permettre de remonter de la 11ème (classement intermédiaire dans la nuit) à la 6ème place à l'arrivée.

Avec une coupe de cette taille, on devrait rester sobre !

L'avis des TARés :

Une ambiance au top ! Un rallye hivernal à moins de 150 kms de la capitale, de nuit sur des petites routes enneigées ou verglacées, vraiment c'est le pied pour tout le monde. D'ailleurs certains concurrents inscrits au prochain Monte Carlo Historique étaient présents, en répétition en quelque sorte. Et si par malheur il n'y avait pas de neige sur cette grande épreuve chacun se souviendra de cette Nuit des Lions. C'est sûr on y reviendra. (Alain D.)

J'ai fait le WINTER DRIVE à plusieurs reprises avec la Giulia Super 1600 équipée au complet pour l'hiver sans avoir jamais trouvé la neige alors qu'elle était là à une heure de chez moi! Quel dommage de ne pas avoir pu me faire plaisir à piloter la Giulia cette nuit là ! (Jean-Marie)

 Notre expérience au CP est à conseiller aux volontaires du Club... (Michel et Alain E.)

Un résultat encourageant qui fait plaisir, mais au delà du score, difficile d'oublier cette neige ! Le vrai plaisir c'était ça... (Didier)

Quelle nuit inoubliable ! (Alain H.)

4 jours après : J'avoue que je suis encore sous le coup de l'émotion de ce dernier WE. Quel pied cette spéciale n°2 !  (Alain H.)

 

Remerciements

Un grand merci à tous les TARés venus soutenir nos 2 équipages au départ de ce rallye malgrè le froid, merci à ceux qui ont bien voulus prendre l'objectif aux risque d'y perdre quelques phallanges, et surtout de nous transmettre leur clichés en toute amitié !

Merci donc à :

  • Vincent Roussel, rédacteur Auteur LVA
  • Yvan & Thierry Freland Equipage Simca Rallye et grands vainqueurs 2010
  • Steve Bastien du RAV RACING TEAM avec 2 équipages en course
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