
Comme annoncé sur le Forum, quelques TARés se sont rendus au départ du Monte Carlo Historique à Reims le 29 janvier dernier pour soutenir la Peugeot 104 ZS de J.Guezennec/F.Dufosse. et notre TARé Jean-Marie assurant l'assistance rapide avec Thierry Coltin.

Un plateau magnifique au départ de Reims, de belles autos, 93 au total,, prêtes pour la grande aventure...

Voilà les commentaires des intéressés, qui en ont encore l'eau à la bouche tel le loup de TEX AVERY en voyant Betty Boots !
Jean-Marie: ''Beaucoup de moments forts qui me trottent dans la tête, le travail d'équipe a été payant, tant pour la préparation de l'auto d'une fiabilité irréprochable, que pour celle du rallye lui même malgré les difficultés, neige, horaires intenables, longueur du parcours....
Nous sommes tous fiers, le résultat nous comble au delà de nos espérances, et cette aventure que je souhaite à chacun de pouvoir vivre un jour restera un de mes meilleurs souvenirs automobiles.
C'est long, difficile, beaucoup plus sportif que beaucoup l'imaginent, mais EXALTANT...!
Pour illustrer mes propos, je vous invite à lire le très beau compte rendu de Jean Guezennec sur cette extraordinaire aventure.
J'y suis encore.... ''
Jean Guezenec : Après de longs mois de préparation de la voiture, remontée de A à Z par Jean-Luc et Pascal, des reconnaissances studieuses effectuées par François et Jean, c’est enfin le grand jour…

Beaucoup d’enthousiasme, mais peu de certitudes : La
104ZS tiendra-t-elle la distance sans petits péchés de
jeunesse ? François, dont c’est la toute première
participation en ‘’rallye de régularité’’
pourra-t-il faire face à la charge de travail, aux
imprévus ?
Vendredi 29 janvier, 7 heures, c’est le grand départ pour
REIMS, la 104, escortée du break Volvo d’assistance, et deux
amis en 309, Thierry et Jean Marie, qui vont se transformer à tour
de rôle en Team Manager ou en photographes.
Rien à signaler sur la route, on épie tous les bruits, mais tout va
bien, comme aux vérifications.
C'est le moment de la photo souvenir avant le départ... on ne sait
jamais... au cas où !

Accroupis, Jean-Luc (à gauche) et Pascal, qui nous ont confié cette
104, et debout, Jean à gauche, et François, le coéquipier, qui aura
la lourde tâche de débuter en régul' sur ce rallye de Monte
Carlo!
Mise en parc près de l’hôtel de ville, il y a beaucoup de
monde, mais des bruits circulent, qui nous inquiètent un
peu… La neige ne serait pas bien loin !
Réception ensuite dans la grande salle pour les concurrents, puis
départ un peu après 19h, sur le podium… Cette fois,
c’est parti pour la grande aventure.
PARCOURS DE CONCENTRATION :
Cette première partie du rallye, on le redoute : plus de 20 heures
au volant, il faut tenir…
Jusqu’à LANGRES, premier contrôle horaire, tout va bien, mais
au second, à CHAMPAGNOLE, on y est !

Ca tombe sévère, on passe les clous et c’est parti dans la nuit blanche. L’assistance ne peut bientôt plus suivre, et nous sommes livrés à nous-mêmes. Sur la route de Chambéry, on a quelques sacrés bons moments, on rattrape des autos parties devant nous, sans prendre d’avance sur l’horaire, ça va être chaud !

Quelques erreurs de parcours vont
semer la panique parmi les copains, nous n’y échappons pas,
mais roulons assez pour pointer juste à l’heure à CHAMBERY.
Dommage, un copain nous y attendait avec des
‘’diots’’ tout chauds...
Nous n'aurons que le temps de le saluer et d'en engloutir un
en catastrophe... L'assistance, elle, est "quelque part"... dans la
neige aussi…
Ils coupent pour essayer de nous retrouver plus loin !
Vient ensuite la Chartreuse, sous les flocons,
alors que les déneigeuses essayent en pleine nuit
d'assurer un passage...

Sur la route de SAINT ANDRE DES ALPES, le jour va se lever, nous
pointons vers midi, et retrouvons nos deux autos accompagnatrices,
cette fois sans soucis, la neige a disparu dans le sud-est, au
profit d’un beau soleil. La 104 ronronne à merveille, pas le
moindre nuage non plus de ce coté là.
Lorsque nous repartons, la première ZR (zone de régularité)
approche, le célèbre TURINI, un peu moins de 40 kilomètres, archi
sec, donc pas très difficile. C’est le premier contact de
François, mon coéquipier, avec la « régularité », on en profite
pour réviser nos procédures, on s’applique.

En redescendant sur la Principauté, je glisse à François : « Ca y
est… là, j’ai le coup de barre… » Quelques
secondes après, je ferme les yeux, et les rouvre en sursaut, à
quelques centimètres d’un mur de plusieurs mètres de haut,
que j’évite d’extrême justesse d’un violent coup
de volant… On a eu chaud… très très
chaud…
A l’arrivée à MONACO, nous apprendrons que nous avons été
classés 38èmes sur 340 (déjà un grand bonheur) dans la ZR1, mais
qu’en plus, étant passés partout à zéro sur le routier, nous
nous retrouvons finalement 30èmes !

Nous donnons rendez-vous à l’équipe, qui part sur Nice, pour
demain vers 8 heures et direction l’hôtel pour une nuit
réparatrice !!!
PARCOURS DE CLASSEMENT :
Dimanche 31 janvier, nous apprenons que cette journée est amputée
des deux premières ZR (2 et 3), la neige accumulée étant trop
abondante pour permettre à la DDE d’intervenir. Nous roulons
du coup jusqu’à GAP-TALLARD, avec au passage une petite
assistance de contrôle.
La ZR4 est, nous dit-on, partiellement glacée… Nous
partons confiants, puis lorsque les premières plaques apparaissent,
on se méfie un peu, mais on prend vite confiance : Il suffit de
bien « lire la route » et de doser, d’appuyer bien fort les
freinages avant la glace vive, de gérer ensuite. On doit faire ça
pas mal, puisqu’on y réalise un 24ème temps de bon
augure.
Le long routier qui suit nous emmène ensuite par le col du Rousset
vers la Chapelle en Vercors. On sait ce qui nous y attend : Une
première partie de ZR faiblement enneigée, large et facile, puis ce
fameux Col de l’Echarasson, lui complètement
blanc…

Ca va être un grand moment de bonheur, même si le résultat (48ème)
ne le reflète pas. La 104 se montre très à l’aise sur la
neige, enroule bien les virages, sauf les épingles où, voulant
freiner tard, on part un peu en sous virage faire les extérieurs.
Mais dans le rapide, on se fait de gros plaisirs.

Une bonne nouvelle encore nous attend, nous anges gardiens nous
apprennent que nous sommes désormais 21èmes au scratch !!!!
Valence, c’est aussi la rencontre avec les copains, un moment
de détente au parc.
PARCOURS COMMUN PREMIERE PARTIE :
Lundi 1er février. L’Ardèche… tout un programme, la
légende… L’assistance est déjà partie au devant
lorsque nous quittons Valence. La ZR 6 est truffée de changements
de direction peu évidents, mais nous l’avons parfaitement
reconnue. Les secteurs roulants alternent avec des passages
acrobatiques, sur des routes (des chemins serait plus juste !)
défoncées, ça saute dans tous les sens, mais je la sens bien, cette
104, et on attaque ! 12ème temps, je n’en reviens pas…
et ce n’est pas fini.

Burzet… Rien que ce nom inspire le respect, dans cette ZR7.
On passe les pneus arrière, moins usés, à l’avant. La montée
vers Sagnes et Goudoulet n’est pas piégeuse, peu de neige, on
assure. Ensuite, on retrouve un beau tapis blanc vers
Lachamp-Raphaël, la route est large, on prend beaucoup de plaisir,
mais sitôt après le carrefour gauche, on s’enfonce dans la
descente en sous-bois, et là, neige, glace mêlée, c’est tout
en nuances, on adapte. Le plus difficile arrive, la descente vers
Eyriac…

Et rapidement, on trouve une Datsun dans le rocher, sur un
freinage, c’est sur des œufs, mais je sens que
c’est le bon moment : rouler fort, mais faire propre…
Assurer tous les freinages, mais profiter des moindres bouts
droits, des enfilades, les notes prises en reconnaissances et
parfaitement données par François s’enchaînent…
Le routier qui suit est une folie, temps trop court, tout le monde
roule à bloc et prend des minutes à St Agrève, qui seront
heureusement supprimées par une organisation attentive. Mais du
coup, nos pneus avant en ont pris un sacré coup, les clous sont
plus que rares et l’assistance bien loin…
Il va falloir faire St Bonnet le Froid (ZR8) comme ça, et
c’est archi blanc !!!

On essaye de ne pas trop en lâcher, les autos
‘’tanquées’’ à droite ou à gauche sont
nombreuses. Sur la fin, on retrouve avec joie nos copains
photographes et leur faisons signe. Ce sera une 57ème place, mais
avec des écarts peu importants… et on apprend au passage que
nous avons fait le scratch dans la 7, le mythique Burzet…
Nous sommes aux anges…
Dernier effort de la journée, la ZR 9 est 500 mètres plus basse en
altitude, on garde nos pneus fatigués, il n’y a pas la
moindre trace de neige… Sachant qu’on a souffert un
peu à St Bonnet, on s’applique, toujours en confiance avec
cette petite auto qui ne nous pose toujours pas le moindre
problème, et on réalise une belle 13ème place.

Au retour à Valence, nos copains viennent bien vite nous rejoindre,
porteurs d’une grande nouvelle… Nous sommes 6èmes au
scratch !!! Là, on n’en croit pas nos oreilles, mais les
autres concurrents que nous connaissons viennent confirmer et nous
féliciter, on a vraiment du mal à réaliser…
PARCOURS COMMUN DEUXIEME PARTIE :
Mardi 2 février, c’est le retour
de Valence à Monaco, l’ambiance
est au beau fixe dans l’équipe. On reste bien
dans notre petite bulle, ensemble, soudés, on dîne à la cafet' du
coin, loin de l'agitation. On a eu un peu
de difficultés à trouver le sommeil, comme un peu ivres (de
bonheur bien sûr)!
Le départ est très matinal...
A l’entrée de la longue ZR10 (St Nazaire le Désert Rosans),
l’assistance qui veille au grain contrôle tout et on passe
deux pneus cloutés neufs… Bonne pioche, c’est tout
blanc !

J’ai de plus en plus confiance dans l’auto, et François
est au top dans les notes, les calculs, on se sent bien, et même si
dans les montées à fort pourcentage, on doit lâcher du temps, on se
rattrape partout ailleurs, et surtout, on évite les pièges, les
virages où les pelletées de neige rajoutées par les spectateurs
nous obligent à la prudence au lieu d'enrouler et de glisser. On
s’en va cueillir une belle 14ème place, ce qui nous met à
présent 4èmes, nous en avons la tête qui tourne un
peu…
La ZR11, à Villars sur Var, s’appelle « Tournefort », la bien
nommée… Un truc de fou, étroit, archi sinueux, on se
croirait sur un grand huit avec des changements d’appuis de
fous, mais celle là, je l’attendais, elle me rappelle mes
années de « slalomeur ». C’est sec, et en clous, ça glisse
comme ce n’est pas permis, c’est jouissif et on en
rajoute ! Bilan, 8èmes de ce secteur!!!!
Avant le contrôle horaire d’Eze, l’assistance refait
une beauté à la 104, un lavage en règle avec quelques litres
d’eau, et la voilà toute belle... un rapide contrôle, et on
descend en convoi sur le port de Monaco, où l’on apprend bien
vite que nous sommes cette fois 3èmes, à peine à plus de cent
points du leader !
Les bras nous en tombent, on ne comprend pas… mais nous
savons que la nuit ne nous sera pas favorable. Même un ami membre
du Comité d’Organisation viendra nous dire en gros « ce que
vous avez fait est magnifique, mais cette nuit, vous risquez de
‘’manger’’ pas mal, mais ce n’est pas
grave » faites vous plaisir, ne changez rien…

Ces routes, nous les avons reconnues, ce sont de loin les plus
dures du rallye, les plus sélectives, on trouve de tout, en bord de
précipice dans la Madone, un chemin plutôt terre qu'asphalte en
descente, complètement cabossé et étroit, bordé de rochers après le
col des Banquettes, voilà le programme de la ZR12.
Nous avons l’impression de ne pas nous en tirer trop mal, on
pense tour à tour à cette vue sur les lumières aperçues de Menton,
quelques kilomètres en dessous, au grand gauche de Ste Agnès bordé
d'une bonne centaine de spectateurs, à la plongée dans le noir
après le col, mais sur la fin, du givre manque de nous mettre deux
fois dehors, et la pression, la fatigue aussi sans doute, nous
minent un peu.

Nous nous contentons de la 79ème
place, là où les autos ayant choisi la moyenne lente on eu la tâche
plus facile et nous en collent… Mais les écarts sont faibles
et on reste dans le coup (4èmes au scratch)
La ZR 13 est la plus longue du rallye : 63 km, mais tout se joue en
fait dans la première partie, le Col de l’Ablé est
partiellement glacé, certains virages sont secs, d’autres
bien brillants d’une bonne grosse couche, il faut
‘’lire le terrain’’ sans faire
d’erreur, ou la sanction est immédiate !

Comme presque tout le monde, on ‘’ramasse’’
un gros baluchon de pénalisations, on double une DS à la sortie et
on rejoint deux autres autos. Mais ce qui suit ne nous laisse guère
de chances : Une grosse montée en épingles jusqu’au lieu dit
‘’La Cabanette’’, nos 72cv vont souffrir,
on en tire le maximum, mais rien n’y fait, on ne rattrape
quasiment rien en temps, et on encaisse encore au second
contrôle.
La suite est bonne, mais le mal est fait. On va encore souffrir sur
la fin, dans Loda Lucéram, mais on réalise pourtant le 25ème temps.
Nous l’apprendrons par la suite, nous sommes 7èmes après les
deux ZR que nous venons de disputer.
A l’assistance, nos copains sont aux petits soins, nous
sommes épuisés par la tension, la difficulté de garder l’auto
sur la route, l’angoisse de se mettre bêtement dehors, ça
fait du bien de les retrouver et de passer quelques instants auprès
d'eux…

La ZR14, c’est un second passage dans La Madone les
Banquettes, mais avec cette fois deux km/h de moyenne de plus à
observer… Ca va mieux, est-ce le fait d’y être passés
peu avant ou le terrain est-il moins glissant ? Au passage du
second col, on commence à voir des feux rouges devant nous, ça me
stimule, la 104 vole sur la descente en terre, jusqu’à ce «
quitte à droite en épingle très serrée » où ça va sérieusement se
gâter…
Une SM est stoppée dans le carrefour, en difficulté, et
l’Alpine que nous étions en train de rattraper vient de
s’échouer à ses cotés. Impossible de passer… je suis
furieux, je fais demi-tour plus loin et j’attends en
bouillant que la grosse Citroën remette en route (ça ne démarre pas
du premier coup), recule (la marche arrière semble récalcitrante),
reparte, et je passe sous le nez de la Berlinette, mais derrière la
SM. Le bilan sera d’une quarantaine de secondes perdues, et
notre 7ème place s’envole…
Déçus sur le moment, en arrivant sur le port, après le passage au
podium, c’est sûr ! Mais c’est vrai qu’on est à
l’arrivée, sans faire la moindre égratignure à l’auto,
ce qui n’était pas gagné d’avance. Nos copains aussi
nous réconfortent, nous rappellent qu’on a joué dans ce Monte
Carlo dans la cour des grands, que réaliser tout ça avec l’un
des plus petits rapports poids/puissance du plateau (avec "la
viande" et les outils à bord, elle frise les 1100 kg!) est
magnifique, et peu à peu, on réalise ce qu’on vient de
faire… Ces petits mots des uns et des autres sont très forts
à ce moment là... et le bonheur revient!
EPILOGUE :
A l’hôtel, on se pose quand même des questions…
Combien de places a-t-on perdu ? Nous craignons le pire, mais
finissons par nous endormir, assommés par cette nuit difficile. Il
est près de 4 heures du matin…
10 heures, le réveil sonne, je me rue sur mon téléphone, et des sms
sont là, nous annonçant notre 10ème place finale, et c’est le
grand bonheur, on se congratule avec François, nous sommes
définitivement heureux et fiers de ce qu’on a fait.
Les retrouvailles avec l’assistance sur le parc du port se
passent de mots, encore des congratulations, et des regards qui en
disent long sur notre joie à tous. On les aide à faire un peu de
ménage, et ce sont eux qui repartent direction Paris, au volant
de leur petite 104, pas peu fiers!

La soirée finale est grandiose, on nous a réservé deux places de
choix à la grande table du Team Oréca-Drive Classic, juste à coté
d'un prestigieux voisin, Bruno SABY lui-même, toujours aussi
sympa.
Challenge Inter Teams :
Malgré les incidents qui nous ont accablés en fin de course (nous
figurions à 5 parmi les 10 premiers en quittant Valence!), pneu
déchiré pour l'un, crevaison et changement de roue en ZR pour un
autre, nous pouvions encore emporter le Challenge des Teams sans
cette dernière épingle. Nous échouons finalement de peu à la
seconde place...
Le spectacle était à la hauteur de ce que nous avons vécu (mais
nous étions un peu plus couverts…)
Le podium, au son des hymnes nationaux….
Avec un peu de réussite, nous pouvions y prétendre !

L’orchestre rythmera une bonne partie de la soirée les
conversations, les rencontres avec d’autres concurrents que
nous n’avons pas pu voir pendant le rallye (cinq heures
séparent le passage du premier et du dernier des 340 concurrents
engagés !), nous y recueillons de nombreuses félicitations
pour notre parcours et marques de sympathie.

Une nouvelle courte nuit et le retour sur Paris marquent la fin de
cette belle histoire, mais on a tant de souvenirs, de petits
moments partagés, qu’on aura du mal à se réveiller dans les
prochaines semaines…. Il le faudra pourtant et pas trop
tard, pour trouver un plan qui nous permette de retenter l'aventure
l'an prochain !

Merci à tous de la part de l’équipage,
La Société GODON Etaiement pour son précieux concours
Pascal et Jean-Luc, pour le prêt de cette petite 104 très fiable et
leur dévouement ensuite
Thierry et Jean-Marie pour leur compétence et leur patience
Le Team Oréca-Drive Classic pour notre intégration à leurs
cotés
Yves Munier pour la conception du tripmaster, indispensable et
performant outil.










On
voit bien la nuit au dessus de la neige !!


Des
jumelles? Pas certain...



marche de son garage et à cette entorse
malvenue, 18 heures avant le départ !



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